Tu as été occupé, mon pote ? Pourquoi le chauffeur de taxi britannique nous manquera
Selon des rapports cette semaine, les taxis sans conducteur circuleront dans les rues de Londres dès l'année prochaine.
Oui, le futur est enfin là — pas d'humain au volant, pas de bavardages, pas de silences gênants ni de simulation d'appels téléphoniques (juste nous ?).
Ne vous méprenez pas, chez Road Angel, nous adorons la technologie. C'est notre métier.
Mais même nous pouvons admettre qu'il y a quelque chose de spécial chez le chauffeur de taxi britannique – ce mélange d'esprit caustique, de connaissance locale et d'opinions éclairantes qu'aucune IA ne pourra jamais égaler.
Vous connaissez ce moment : vous vous glissez sur la banquette arrière et avant même d'avoir fermé la portière, vous ne pouvez pas vous en empêcher ; « Ça a été une bonne journée, mon pote ? »
C'est notre salutation nationale officieuse, généralement suivie d'une discussion sur la circulation, le football, la politique ou la météo — parfois les quatre. C'est humain, imprévisible, et cela fait partie de ce qui rend les routes britanniques si brillamment britanniques.
Et soyons honnêtes, il y a quelques classiques que vous n'entendrez jamais dans un taxi sans conducteur.
« Vous ne devinerez jamais qui j'ai eu hier… »
« Ce sont tous les travaux routiers, mon pote — c'est ça qui a tout gâché. »
Ou notre préféré : « Ouais, Waze dit d'aller par là — mais je n'y touche pas, mon pote. Impossible. C'est contre la loi. »
Vous ne pouvez pas coder ce genre de personnalité !
Bien sûr, l'avenir de la conduite est passionnant — voitures autonomes, routes connectées, capteurs plus intelligents — nous sommes tout à fait pour. Mais la technologie devrait améliorer le trajet, pas l'effacer. Les meilleurs trajets ne consistent pas seulement à aller d'un point A à un point B, ils sont aussi faits d'histoires, d'interactions, de la conscience qui vient d'une vraie personne au volant.
Chez Road Angel, nous développons des technologies qui aident les conducteurs à faire leur travail mieux, plus sûrement et plus intelligemment — sans les remplacer. Car si les robots apprennent les itinéraires, ils ne maîtriseront jamais la tchatche.
Alors, à la santé des chauffeurs de taxi — les héros méconnus des routes britanniques. Lorsque l'ère sans conducteur arrivera enfin, nous serons les premiers à l'accueillir… mais nous nous demanderons toujours : « Ça a été une bonne journée, mon pote ? »
Greg Simpson